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Sarkozy aussi d'ailleurs...



La Rage - Keny Arkana


Le politique doit primer la finance

Maintien du vote papier

P&ampeacute;tition pour le maintien du vote papier

Billets sélectionnés

vendredi 10 octobre 2008

Quand le candidat Sarkozy voyait dans le crédit hypothéquaire un outil performant





Crise: Quand Nicolas Sarkozy vantait les subprimes
par LePostfr


  • Interview de Michel Mouillart, professeur d'économie du logement à Paris X Nanterre, suite à la publication le 9 octobre 2008 du rapport du Conseil d'analyse économique (CEA) proposant de développer les crédits hypothécaires pour favoriser l'accession à la propriété des classes moyennes.


  • Des informations sur la crise financière internationale ==> http://tinyurl.com/crise-systemique

dimanche 7 septembre 2008

Du train de vie versaillais de nos sénateurs

Un premier commentaire posté par annie, le samedi 6 septembre 2008 sur le site d'Alain Lambert

Si l'on veut changer, profondément, l'image du Sénat, il va falloir faire une vraie révolution. 

En effet, aujourd'hui, chaque sénateur (ils sont 331) gagne mensuellement 11 540 euros nets, dont la moitié environ (l’enveloppe destinée à couvrir ses frais professionnels) échappe légalement au fisc. 

A cela s’ajoutent de multiples avantages en nature : billets de train et d’avion gratuits, voitures mises à disposition. 

Malgré ce régime très favorable, seuls 90 sénateurs, selon les pointages très sérieux de cette assemblée, se donnent la peine de travailler assidument dans le cadre de leur mandat. En revanche, 120 n’y mettent jamais les pieds et 120 autres n’y sont qu’à temps partiel.

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mardi 12 août 2008

Terrifiants secrets du 11 septembre 2001 : énorme travail de synthèse très intéressant

Dans le monde « libre » et particulièrement en France, La Presse écrite, radio ou télé a très très peu parlé de ce qui suit.
Au mieux, elle a édulcoré quelques bribes d’information ; pourquoi ?.
Seul Internet peut en parler.
Vous n’avez rien lu de plus important et de plus extraordinaire !
Quand la réalité dépasse de très loin toutes les fictions ! ! !

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vendredi 25 juillet 2008

Premier commentaire non publié le 24 juillet

[ N'ayant pas encore eu à subir les foudres de la censure, je n'avais pas pris la précaution de faire une "copie de sauvegarde" de ce commentaire. Je le restitue donc de mémoire. Il faisait suite à la réaction d'une dénommée Caroline qui fait partie je crois du staff d'Alain Lambert.

Caroline prenant les devants, nous fait part de sa certitude "que l'on va entendre la gauche dire que vous avez été nommé en récompense de votre oui.". Ce à quoi j'oposais ma certitude "que nous allions entendre la droite lancer pareille avertissement mettant ainsi en cause la gauche" (notez comme l'expression de toute critique est politisée ...).

J'ajoutais que pour couper court à toute interprétation suspicieuse inévitable, logique vu le contexte, Alain Lambert aurait été bien inspiré de refuser cette nomination. N'ayant pas jugé opportun de la faire, il doit donc accepter qu'une fort légitime suspicion s'exprime. Tant vis-à-vis de lui qu'à l'égard du corps politique dans son ensemble !

Deuxième commentaire non publié le 25 juillet.

[ Commentaire en réaction à ce billet :  "Ramener le blog à son éthique originelle" ]

Ce flot de réactions me semble découler légitimement de votre conduite au cours des semaines qui ont précédé votre reddition. Après avoir affirmé avec autant de détermination que vous voteriez non, je me suis dit : "là il ne peut plus faire marche arrière. Il s'enferme en se liant les mains. S'il change d'avis, il se discrédite. C'est impossible."


Vous avez eu une gestion de votre vote très maladroite dans le meilleur des cas, et fort douteuse dans la pire des hypothèses. Vous vous êtes mis vous-même dans une facheuse posture. EN TERME D'IMAGE, VOUS AVEZ JOUÉ ET VOUS AVEZ PERDU ! C'est regrettable car le soupçon se diffuse au-delà de votre personne et éclabousse un peu plus l'ensemble de la classe politique. Vos dénégations n'y changent rien tant votre parole a perdu beaucoup de son crédit. Plus vous niez, plus la colère monte tant votre défense est peu convaincante. Les gens en règle générale n'aiment pas qu'on se paie leur tête ! Même si vous étiez sincère vous avez agit de telle manière que vous avez jeté un trouble très profond. Pour cette seule raison il est normal que des gens soient très remontés contre vous.

Par ailleurs, il serait utile que vous précisiez à vos lecteurs ce que vous considérez comme relevant de l'insulte et de la calomnie, exemples précis à l'appui. Sinon, votre démarche revient à de la censure pure et simple. Ainsi l'un de mes commentaires postés hier n'a pas été affiché alors qu'il était dûment signé ! Cette méthode est à l'avenant du reste : discutable.

Mon numéro de téléphone et mon adresse sont dans l'annuaire !!!  

Communication de crise constitutionnelle chez Alain Lambert : ne publier que les commentaires favorables et bloquer les autres.

Alain Lambert, sénateur UMP de l'Orne passe un sale quart d'heure depuis le début de la semaine. Après avoir de manière tapageuse, à grand renfort de publicité, expliqué qu'il se voyait dans l'obligation de voter NON lors du congrés sur la constitution, il a fait partie des retournés de dernière minute par Sarkozy. Les commentaires suspicieux se sont abattus sur son blogue comme la misère sur le peuple : un déluge. Une hémorragie !

Cela a duré trois bonnes journées. Puis plus rien à partir de jeudi 18 h. Heure à laquelle la fin de la récré a été sifflée. Robinet coupé. Finie la libre expression ! Mais déjà le barrage avait été dressé quelques heures plus tôt car si deux de mes commentaires avaient bien été publiés au cours des jours précédents, le troisième ne le fut point. Pas davantage que le quatrième ! Chacune de mes interventions étant accompagnées de mes nom, prénom et commune de résidence.

Devant ce bloquage systématique, j'ai donc décidé de rétablir sur ce site la liberté d'expression complètement zappée sur le blogue du sénateur NON-OUI Lambert. Dorénavant, je publierai ici les développements liés à ce sujet quand il y aura lieu.

Premier commentaire non publié le 24 juillet.

Journal de 8h sur France Culture jeudi 24 juillet

Deuxième commentaire non publié le 25 juillet.

mercredi 23 juillet 2008

Affaire Val[-Siné] : pétition de soutien à Siné et présentation

Pétition 

Pour suivre  l'affaire : blog de soutien

Remarques personnelles sur les protagonistes de cette affaire :

Alexandre Adler, chroniqueur quotidien de l'international sur France Culture, a cru bon vendredi dernier devoir donner à son propos une tonalité 100% française (fait sans précédent !) pour enfoncer Siné [ http://www.radiofrance.fr/play_aod.php?BR=8810&BD=18072008 ]. Ceci est tellement disproportionné que ça interpèle d'autant plus. Pourquoi ce reflexe d'écraser une mouche entre un marteau et une enclume ? Faut-il se sentir peu sûr de la justesse de sa cause pour douter qu'elle s'impose
d'elle-même...
Quant à Claude Askolovitch, c'est un journaliste hableur, défenseur zélé de la corrida, lancé dans une quête de reconnaissance éperdue : un jour, dans une émission du soir sur RTL, il était invité à faire part d'un coup de coeur. Il narra une scène où le directeur des arènes de Nimes avait traversé les gradins pour aller mettre son poing dans la tronche à un mec qui l'avait offensé. Et Askolovitch était admiratif devant la classe de ce type !! Jusqu'alors j'avais une certaine estime pour lui, mais à partir de ce moment-là j'ai eu des doutes. Je me suis dit quelque chose ne va pas. Il semble prendre la grosse tête. Depuis je prête une oreille attentive dès qu'il est question de lui. Et j'observe qu'il a choisi le camp qui conduit le plus rapidement à la réussite. Celui du pouvoir et des faiseurs d'opinion dont il crève d'envie d'obtenir l'adoubement et le statut !
Et naturellement il fallait que BHL y aille de son cri d'indignation. Le clan la joue serré car il se pourrait bien que comme le dit BHL, l'affaire Siné soit en train de devenir l'affaire Val... Et il y a à dire sur ce garçon, lui qui dans son canard crache sur un Denis Robert esseulé alors que celui-ci vient de mettre un genou à terre. Son canard fait appel par ailleurs aux service de l'avocat de Clearstream en France. Clearstream la société qui a eu raison de Denis Robert. Et Philippe Val se dit de gauche : bonjour le brouillage des repères !

[Ajout du 29/07/08 ==> voilà que Laurent Joffrin y va de son couplet et rejoint Adler, Askolovitch et BHL dans l'opération "soutien au camarade de clan Philippe Val". Le site Acrimed revient sur la bourde de Joffrin qui assimile juifs et race .

Voyons sur ce même site Acrimed comment les deux compères Val et Addler, déjà en 2006, enfourchaient le même cheval de bataille pour vilipender ... Chavez - tient encore lui. Curieux comme ces lascars savent agir solidairement pour mener certains combats contre des ennemis "idéologiques" communs ! ]

Pascal



  Bonjour,
  Caricaturer, c'est forcer le trait, c'est toujours être "à la limite", sinon cela n'a pas de sens.
  Siné est depuis les années 60 un provocateur de la caricature, surtout quand il s'agit de piétiner les religions, toutes les religions.
  Une affaire malsaine vient d'éclater à Charlie Hebdo dont le Directeur Philippe Val (dit "va-t-en guerre") a décidé de virer le seul fondateur qui y soit resté éditorialiste.
  Edwy Plenel, dans un long éditorial de Médiapart que je vous retransmets ci-dessous explique clairement les faits, les analyses et les conséquences.
  Je vous joins aussi une série de lettres de Plantu, Gisèle Halimi et Guy Bedos...
  Ce qui est en jeu est assez grave.
  Pas la dérive de Charlie, dont chacun a eu largement le temps depuis des années de mesurer le nouveau statut de journal aligné sur le Pentagone US, et dont on sait que la cible principale est ce qui reste de penseurs et d'agitateurs de gauche dans ce pays. Non, ce qui est grave c'est l'ensemble des attitudes, des menaces (cf l'article de Plenel), des procès, des amitiés en réseau qui chaque jour qui passe font pencher la balance vers une presse politiquement aux ordres, et culturellement insipide. Lisse comme le pli du pantalon quand on glisse le doigt du directeur de publication le long de la couture.
 Hervé Le Crosnier


 ------------------------------------------------------------------------ L'affaire «Charlie Hebdo» ou la caricature de l'époque
 18 jui 2008 Par Edwy Plenel ------------------------------------------------------------------------

  D'abord les faits, dans leur simplicité. Le dessinateur Siné, qui va sur ses 80 ans, est une figure d'un genre, voire d'un art fort noble qu'ont souvent illustré les libertaires dans la presse française – il suffit de se souvenir de L'Assiette au beurre où, au début du siècle dernier, figuraient des dessins d'un artiste aussi talentueux que Félix Vallotton qui choquaient le bourgeois. Engagé, radical, excessif, athée militant et antimilitariste de toujours, Siné, au-delà de ses convictions que l'on partage ou non, est donc l'auteur d'une œuvre qui a son style, sa cohérence, ses fidélités et son authenticité.

  Il fut du premier Charlie Hebdo comme du second, reparu au début des années 1990 et aujourd'hui dirigé par Philippe Val. Il ne se contente pas d'y dessiner mais y tient une sorte de blog de caricaturiste qui mêle textes et dessins, coups de gueule et coups de crayon. Le tout dans la manière caractéristique de cette école de dessinateurs de presse qui, dans le climat radical des années 1960-1970, bouscula les bienséances du bon goût officiel et du savoir-vivre bourgeois. C'est ainsi que, dans le numéro du 2 juillet de l'hebdomadaire, on a pu lire sous sa plume ceci:

  "Jean Sarkozy, digne fils de son paternel et déjà conseiller général UMP, est sorti presque sous les applaudissements de son procès en correctionnelle pour délit de fuite en scooter. Le parquet (encore lui!) a même demandé sa relaxe! Il faut dire que le plaignant est arabe! Ce n'est pas tout: il vient de déclarer vouloir se convertir au judaïsme avant d'épouser sa fiancée, juive, et héritière des fondateurs de Darty. Il fera du chemin dans la vie, ce petit!"

  Il fallut attendre une semaine pour que ce texte, qui semble n'avoir pas créé d'émoi ni juste avant ni immédiatement après sa publication dans Charlie, devienne l'enjeu d'une polémique qui, depuis, n'a cessé d'enfler. Sommé de s'excuser par la direction de l'hebdomadaire, Siné accepte de signer un texte dont Marianne2, sous la plume d'Anna Borrel, puis Rue89, sous la plume d'Augustin Scalbert, ont dévoilé le contenu. Le voici:
  "Mon édito de la semaine dernière sur Jean Sarkozy a suscité beaucoup de réactions. Je me suis fait traiter d'antisémite sur RTL et on m'a même rapproché de cette ordure de Konk [dessinateur au Monde dans les années 1970, progressivement passé à l'extrême droite]. Mes amis de Charlie se sont émus. J'ai relu… Bon, c'est vrai que ça pouvait être mal interprété… Je voulais dénoncer l'imbécilité de se convertir à une religion quelle qu'elle soit et, par ailleurs, la fascination de la famille Sarkozy pour le fric. J'ai synthétisé mon propos et au final, il en est resté ce qui peut être analysé comme un raccourci ambigu et condamnable. Je m'excuse auprès de ceux qui l'ont compris comme tel."
  Un directeur qui se désolidarise d'un collaborateur
  La mise au point est claire. Avant de s'excuser, Siné explique qu'il a conscience des raccourcis douteux que pouvait susciter sa sortie contre Jean Sarkozy qui semblait tracer une chaîne de causalité plutôt nauséabonde: volonté acharnée de réussir + conversion opportune au judaïsme + mariage avec une riche héritière juive. Où l'on pouvait lire, en effet, en filigrane l'association calomnieuse, dont l'antisémitisme a toujours fait commerce, entre ambition, argent et judaïsme. Entre texte et contexte, rédaction et réception, Siné était donc prêt à admettre qu'il avait été léger, rapide ou calamiteux (au choix) et qu'on risquait de mal le lire, bref de comprendre de travers.
  Le problème, c'est que cette mise au point, plutôt exceptionnelle sous la plume d'un caricaturiste radical qui en a fait des bien pires, n'est jamais parue. Apprenant que son texte serait accompagné d'un autre, signé "La rédaction", où il serait "unanimement" réprouvé par les autres collaborateurs de Charlie, Siné se rétracte et refuse de s'excuser. Or cette unanimité aurait été un peu forcée, si l'on en croit, du moins, le chroniqueur littéraire Michel Polac, qui s'est publiquement solidarisé avec Siné. Quant au texte, toujours révélé par Marianne2 puis Rue89, il sonnait comme un verdict: "Nous sommes habitués aux fantaisies de Siné. C'est le charme du personnage, mais la dernière ne nous a pas fait rire du tout. Nous la réprouvons unanimement, et sommes ravis qu'il en fasse autant. (…) Les atteintes à nos valeurs communes n'ont pas leur place dans le journal."
  La suite est connue: puisqu'il ne s'excuse plus, pour Philippe Val, son directeur, Siné n'a plus sa place à Charlie, ce lien établi sous sa plume, à partir d'une "fausse rumeur", écrit-il, entre conversion au judaïsme et réussite sociale n'étant "ni acceptable ni défendable devant un tribunal". On comprend alors que, durant ce psychodrame, Charlie s'agitait sous la menace d'une plainte judiciaire de Jean Sarkozy, le fils aîné du président de la République. C'est la première surprise de cette affaire, inquiétante pour ce qu'elle dit du climat de dégradation de nos valeurs professionnelles qui gagne nos rédactions.
  Il est en effet connu, et d'ailleurs inscrit dans notre jurisprudence, que le directeur d'un journal est le premier responsable de ce qui s'y publie, avant même ses rédacteurs. Il est donc peu courant, à tout le moins, de voir un directeur de journal se séparer brutalement d'un collaborateur sous la menace d'un éventuel procès visant un article qu'il a laissé paraître et qu'il est donc, juridiquement, censé assumer. C'est comme si une vieille protection conquise par la profession sautait sous nos yeux dans le lieu le plus impensable, le journal dont l'excès et l'outrance sont la marque de fabrique.
  Tout comme, hier, on comprit que même le directeur d'un journal sans animosité particulière pour Nicolas Sarkozy, voire ami puisque son propriétaire revendique sa fraternité avec ce dernier, Paris Match en l'occurrence, pouvait être remercié pour crime de lèse future majesté présidentielle. Dans ce climat d'hystérie où le sarkozysme sévit autant qu'il fascine, tétanise autant qu'il affole, on doit donc comprendre que le courroux élyséen ne laissera personne à l'abri, ni les rédactions, que leur directeur peut lâcher au premier dérapage et à la première menace d'un procès, ni leurs directeurs eux-mêmes, qui seront à leur tour remerciés, démis ou déstabilisés s'ils défendent publiquement leurs rédactions, préférant s'expliquer en interne.
  Toute caricature s'affranchit du bon goût
  Mais, c'est là l'affaire de Charlie et de son équipe, et nous n'avons pas de raison de nous en mêler plus avant. Reste le fond du dossier: le procès en antisémitisme fait à Siné. Lequel Siné avait écrit, quelques semaines plus tôt, dans le même Charlie Hebdo, ceci dont, cette fois, les musulmans faisaient les frais: "J'avoue que, de plus en plus, les musulmans m'insupportent et que, plus je croise les femmes voilées qui prolifèrent dans mon quartier, plus j'ai envie de leur botter violemment le cul!" Or l'attaque, qui visait indisctinctement une religion et ses adeptes, ne semble pas avoir suscité de polémique, ni de procès en islamophobie, encore moins de demande d'excuses.
  On peut, légitimement, ne pas goûter ce registre ni ce style – c'est mon cas –, mais il ne saurait être dissocié du lieu où il s'exprime, un journal qui a fait de la caricature, de l'excès et de l'insolence sa marque. On peut d'autant moins dissocier les éventuels débordements de Siné de l'identité particulière de Charlie que c'est ce même raisonnement qui a abouti à la relaxe de l'hebdomadaire dans l'affaire des caricatures de Mahomet. Le jugement rendu le 22 mars 2007 par la dix-septième chambre du tribunal de grande instance de Paris ne se contentait pas de défendre, conformément à notre jurisprudence, le droit à l'outrance du caricaturiste. Il allait au-delà, considérant qu'un des dessins était en effet outrageant pour les musulmans au-delà du tolérable, mais qu'il fallait l'apprécier dans le contexte éditorial d'ensemble de l'hebdomadaire.
  Ainsi, après avoir rappelé que "toute caricature s'analyse en un portrait qui s'affranchit du bon goût pour remplir une fonction parodique" et que "le genre littéraire de la caricature, bien que délibérément provocant, participe à ce titre à la liberté d'expression et de communication des pensées et des opinions", le tribunal s'arrêtait au seul dessin légalement discutable, selon lui, car laissant "clairement entendre que cette violence terroriste serait inhérente à la religion musulmane". Et il concluait, justifiant ainsi la relaxe de l'hebdomadaire qui était poursuivi pour "injures publiques" par l'association de la Mosquée de Paris et l'Union des organisations islamiques de France: "Attendu qu'ainsi, en dépit du caractère choquant, voire blessant, de cette caricature pour la sensibilité des musulmans, le contexte et les circonstances de sa publication dans le journal Charlie Hebdo, apparaissent exclusifs de toute volonté délibérée d'offenser directement et gratuitement l'ensemble des musulmans; que les limites admissibles de la liberté d'expression n'ont donc pas été dépassées."
  La liberté du caricaturiste suppose le droit à l'excès. Et ne vaut-elle pas quand le caricaturiste écrit, au détour d'un blog par ailleurs illustré puisque manuscrit, ce qu'il aurait pu traduire en dessin? En clair, rapporté au contexte (Charlie Hebdo), le texte de Siné n'est-il pas aussi tolérable, malgré son ambiguïté, que le dessin finalement relaxé par la justice alors qu'il était offensant pour les adeptes de l'islam, quels qu'ils soient? Et comment ne pas s'interroger sur cette prompte tendance à criminaliser sous le label infamant d'antisémite tous ceux dont l'engagement pour la cause palestinienne est notoirement connu, le sociologue Edgar Morin hier, le caricaturiste Siné aujourd'hui, alors même que se banalise sous les plumes distinguées de certains écrivains – par exemple chez Richard Millet – une forme de xénophobie de salon dont arabes, noirs et musulmans sont les premières cibles?
  Autant de questions pour inviter à déplacer le débat: les blagues discutables ou douteuses seraient-elles autorisées dans tous les cas de figure, sauf quand il s'agit de Nicolas Sarkozy et de sa famille? Comment ne pas rapprocher sinon l'affolement, du moins la précipation du directeur de Charlie du climat de tension créé par un président de la République qui a redonné vie aux procédures pour outrage, n'hésitant pas à utiliser sa fonction pour défendre son image, au point de poursuivre des publicités ou des tee-shirts? Mediapart s'en est tôt fait l'écho, ici, là et encore là.
  Le droit à l'outrance menacé
  C'est tout l'enjeu de cette affaire: Charlie est l'héritier d'une tradition, qui fut aussi incarnée par Hara Kiri, le journal "bête et méchant", celle de l'insolence limite et de la provocation gratuite. Tous les divers tenants de l'ordre, qu'il soit religieux, idéologique, moral, étatique, militaire, sexuel, etc., n'ont jamais supporté ce désordre, justement. Un désordre souvent de mauvais goût, frôlant le dérapage sans distinction de cibles puisque les religions, la catholique en premier lieu, mais aussi le féminisme, les homosexuels, les Corses, les militaires, les policiers, les politiques au sens le plus large, etc., furent des cibles récurrentes du premier Charlie où le génial Reiser ne faisait pas dans la dentelle.
  Serait-ce devenu aujourd'hui insupportable sous cette présidence-là? Quelles excuses urgentes et quelles menaces procédurales auraient appelé des "unes" comme celles-ci (ici dans l'original de Médiapart une série d'anciennes couvertures de "Charlie Hebdo"), concernant les juifs et les arabes. Ou encore des "unes" comme celles-là, brocardant la religion catholique. Sans même parler de ces autres "unes", impitoyables avec nos présidents et nos présidentiables d'hier et d'avant-hier et, plus largement, notre personnel politique, voire le principe démocratique de l'élection, sans oublier notre sacro-saint héritage bonapartiste
  Quels qu'en soient les soubassements internes – vieux désaccords politiques, conflits de générations, etc. –, la démesure de l'affaire qui ébranle Charlie Hebdo témoigne d'un climat plus général où la presse, même la plus provocatrice, la plus outrancière, la plus insolente, en vient à prendre peur d'elle-même. A se retenir et à se contenir, à intérioriser et à précéder la normalisation souhaitée en haut lieu. Cette présidence qui, toute honte démocratique bue, revendique de pouvoir non seulement nommer elle-même les patrons de l'audiovisuel public, mais aussi de faire et de défaire les programmes, d'édicter le bon goût, de fixer la morale correcte, use et abuse de son statut intouchable pour faire reculer les dissidences, les outrances, les insolences. Or c'est sur cette frontière-là que se jouent toujours les libertés: non pas dans le confort des situations acquises, consensuelles et conformistes, mais dans la défense du droit d'expression de ceux qui le débordent et l'excèdent, voire en abusent.

  "Je préfère l'excès de caricatures à l'absence de caricatures": cette phrase fut lue au procès de Charlie Hebdo, en février 2007. Elle figurait dans la lettre de soutien adressée au tribunal par l'un des candidats à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy. Autre candidat, François Bayrou avait défendu à la même barre "la liberté d'être acide". Aujourd'hui, dans sa boulimie de puissance, l'un contredit sa parole quand l'autre, dans son effort d'opposition, s'efforce d'y rester fidèle.
 Edwy Plenel
 --------------------------------------------------------------------- TEXTE DE PLANTU DANS L'EST RÉPUBLICAIN « Charlie fait le contraire de ce qu'il prône » ----------------------------------------------------------------------
 « Oui, Siné est viré alors qu'il n'a fait que de la provocation. Charlie Hebdo fait le contraire de ce qu'il prône, censure la liberté de parole. Mais ce n'est pas la première fois. Il faut arrêter la démagogie qui laisse à penser qu'on peut tout dire ou dessiner à Charlie Hebdo. Cela fait des années que je dis que c'est faux. J'y ai travaillé quelques semaines et il n'était pas imaginable que je puisse faire le moindre dessin positif sur l'école privée. Que ce soit clair, Charlie Hebdo est un journal de provocateurs, un journal que j'aime, qui fait du bien, avec des dessinateurs provocateurs, mais, dans la provocation, il convient également d'accepter les dérapages.
 Siné a fait un dérapage mais on ne peut pas le taxer d'antisémite pour autant. Après avoir poussé dehors le dessinateur Lefred Thouron il y a quelques années, Charlie vient de faire la plus belle connerie qu'il a jamais faite ! Je ne veux pas croire que les dessinateurs de Charlie Hebdo acceptent une telle censure ».

 --------------------------------------------------------------------------- LETTRE ADRESSÉE À SINÉ PAR GISÈLE HALIMI : ---------------------------------------------------------------------------
 « Siné n'est pas ce qu'il est convenu d'appeler un ami. Sa misogynie volontairement primaire nous a tenus éloignés l'un de l'autre, malgré quelques causes communes essentielles. (anticolonialisme, antiracisme etc.). La direction de Charlie Hebdo vient de le licencier brutalement. Motif allégué : propos antisémites. A la lecture attentive de ses quelques lignes, je suis en mesure d'affirmer - en spécialiste du droit de la presse - qu'il ne s'agit que d'un prétexte ; un procès pour antisémitisme n'aurait guère de chances d'aboutir. Cette opération participe donc des procès en sorcellerie qui se multiplient aujourd'hui pour maintenir une psychose du juif persécuté. Charlie Hebdo s'est toujours posé en champion de la liberté d'expression. Rappelez-vous le tonitruant procès mis en scène, filmé, supermédiatisé des caricatures de Mahomet. Aujourd'hui il porte à cette liberté un coup terrible en tentant de museler Siné-le-libertaire.
 J'ai participé en son temps avec Cavanna et d'autres, à la création de Charlie Hebdo. Cette aventure superbe risque de s'achever dans la honte.
  J'ai bénéficié jusqu'à présent d'un service de presse du journal. Arrêtez. Je ne veux plus vous entendre ni vous lire. »
 Gisèle HALIMI
 ------------------------------------------------------------------------ La lettre de Guy Bedos Paris, le 16 juillet 2008 ------------------------------------------------------------------------
 Philippe Val,
 Tu es à Charlie Hebdo ce que Sarkozy est à la France. À la différence près que lui a été élu ; toi, dans des conditions qui m'échappent et dont je me tape, tu as fait un coup d'État. Me revient une phrase que j'avais écrite à propos de certains politiques, de droite ou de gauche, et qui, au regard de ton attitude, te concerne aujourd'hui : « Ce n'est pas en crachant dans les miroirs qu'on guérit de l'eczéma. Ça les démange et ils se grattent sur la peau des autres. » Après t'être acharné - c'était une urgence !- sur Denis Robert, dont manifestement tu ne connais ni les livres, ni les films, voilà que tu t'en prends à Bob Siné, que, brutalement, tu vires pour antisémitisme. Il y a longtemps que les lecteurs attentifs de « Charlie » savent ce qui vous oppose à propos du conflit israélo-palestinien. Prétexte, donc. Antisémite, Siné ? As-tu lu David Grossman et Amos Oz, écrivains israéliens qui, sans relâche, luttent, en Israël, contre l'actuel pouvoir israélien ? Antisémites eux aussi ? Moi qui ai dit sur la scène de l'Olympia : « Je ne confondrai jamais Ariel Sharon et Bibi Netanyahu avec Anne Franck et Primo Levi », suis-je pour autant un néo-nazi qui s'ignore ?
 Je pourrais te mépriser, je te plains.
 Guy Bedos

mardi 22 juillet 2008

Constitution : une volée de bois vert pour le sénateur (UMP) Lambert auteur d'un calamiteux virage à 180° de dernière minute

Voici qui en dit assez long sur l'Etat d'esprit d'une partie du pays (y compris des Sarkozistes déçus). 


Un pour l'exemple :

Votre propos est d'une lâcheté consternante car je ne vois pas pourquoi vous mêlez Royal ou qui que ce soit d'autre à votre choix. Si votre décision ne s'est faite que sur ce critère, vous donnez une image de la politique bien désastreuse. Lâcheté et malhonnêteté intellectuelle. Sarkozy n'a pas passé les 8 derniers jours à acheter les parlementaires de droite, du centre et de gauche ? Vraiment ? Cet indigne personnage rend la politique plus laide qu'elle ne l'est déjà et
vous désespérez les citoyens à un niveau que vous ne pouvez même pas imaginer.
J'ai voté pour ce monsieur et bcp d'autres autour de moi aussi et nous sommes aujourd'hui dans une telle colère qu'on ne souhaite que sa chute brutale en 2012. La république irréprochable tant promise est en réalité bien sale et bien mafieuse. Vous avez donc changé d'avis suite aux propos de Royal, et bien rassurez-vous nous sommes des centaines et des centaines à avoir changé d'avis depuis que ce taré congénital gouverne et nous fait honte chaque jour un peu plus. Article : http://tinyurl.com/5g8qd6

La totale : 
http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2008/07/20/1782-je-voterai-pour-la-reforme-des-institutions

http://www.alain-lambert-blog.org/index.php?2008/07/21/1789-segolene-royal-a-fait-basculer-cinq-a-six-parlementaires-de-droite-vers-le-camp-du-oui


"L'évolution" du "positionnement" du sénateur Lambert:

Pendant plusieurs semaine Lambert expliquait en long en large et en travers qu'il voterait NON. Et hier soir, retournement : ct OUI, "par affection pour Sarkozy et à cause de Ségolène Royal"


lundi 23 juin : Faut-il voter la réforme constitutionnelle ? J'en doute ! ==> http://tinyurl.com/6xmulr

mardi 24 juin : Voteriez-vous la réforme constitutionnelle ? Moi ? non ! ==> http://tinyurl.com/5gba4s

jeudi 26 juin : "Pourquoi je ne voterai pas la réforme de la Constitution", ==> http://tinyurl.com/5bw7ul

samedi 28 juin : « Adresse » à Monsieur le Président de la République Nicolas Sarkozy.(1) ==> http://tinyurl.com/5kkl35

vendredi 4 juillet : Adresse à Monsieur le Président de la République Nicolas Sarkozy (2) ==> http://tinyurl.com/6g89ap


jeudi 17 juillet : La réforme constitutionnelle : un combat difficile qui n'a pas aboutit ! ==> http://tinyurl.com/569azq

dimanche 20 juillet : Je voterai « pour » la réforme des Institutions. ==> http://tinyurl.com/64873e

mardi 8 juillet 2008

Sainte Ingrid, tu nous gonfles Par Dominique Padovani

Critica Newsletter, France - Autant prévenir tout de suite, afin de m'éviter des tombereaux d'insultes, des lettres comminatoires, des mots d'oiseau, du papier bleu : j'en ai ras les pompons d'Ingrid. Oh, n'allez pas croire que je sois sans cœur. J'ai le plus grand respect pour sa souffrance passée. Encore mieux : depuis que dans les papiers de l'un des chefs décédés des Farc, Raul Reyes, on a lu qu'Ingrid leur rendait la vie impossible, qu'elle ne baissait pas les yeux, qu'elle est restée face à ces saligauds fière et digne durant six ans, on s'incline avec considération. Chapeau bas donc à la prisonnière Ingrid, la rebelle de la forêt.

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vendredi 4 juillet 2008

Affaire Betancourt : ça sent l'arnaque ...

Une intox de politocards : Uribe, Bush, Sarkozy, Betancourt elle-même, une ambitieuse de première ! Une vraie bouffonnerie.
  • Le porte-parole du parti de droite au pouvoir (UMP) Frédéric Lefebvre [ au sujet des propos de Ségolène Royal ] a pour sa part jugé "pitoyable" de "tenter de rompre l'unité nationale" autour de la libération de Mme Betancourt.
  • "Que le Président Uribe reçoive la gratitude de l'ensemble du peuple français et qu'il soit assuré de notre reconnaissance." allocution de Sarkozy mercredi soir.
  • "Quand je prends le président Sarkozy par la main, quand je l'embrasse, quand je le regarde (...), je regarde à travers lui toute la France, vous tous qui avez partagé le même espoir, vous m'avez sauvé la vie" discours de Ingrid Bétancourt en France. 

Une image signée Patrick Mignard.
Pour suivre les développements de cette affaire c'est ici que ça se passe  [ si vous tombez sur des infos, je suis preneur. Je les référencerai sur cette page ]
Et vous, vous en dites quoi ? Manip ? Le "Forum" desmotscratique est ouvert !

vendredi 27 juin 2008

Quand l'étau de la lutte anti-terroriste se ressere sur les mouvements contestataires

Ce communiqué du Syndicat de la Magistrature est à interpréter à la lumière de ces billets :

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mercredi 25 juin 2008

L’hôpital en danger : Carhaix un exemple de résistance

[ Dernier développement : La justice donne raison aux défenseurs de l'hôpital de Carhaix ]

Il faut savoir que 70 % des hôpitaux ont été mis en déficit en 2.007 par les gouvernements Devillepin et Raffarin (plan Hôpital 2.007 puis 2.012). Sarkozy pour provoquer la "rupture" a baissé de 3,5 % la T2A en 2.008 (tarification à l'acte). Concurrence libre et non faussée : on diminue public et on augmente le privé ... et que le plus riche gagne ! ! !

* Les gens qui habitent de grandes villes ne voient pas toujours la gravité de la situation. Pour comprendre, un exemple, l’Hôpital de l’Aigle (61.300). En 2.007, l’hôpital avait 700 millions d'euros de déficits cumulés, et le budget 2.008 vient d'être voté avec 200 millions d'euros de déficit, soit un total de 900 millions de déficit ... oui vous avez bien lu, c’est tellement délirant ces gouvernements que l’on se frotte les yeux, près d'un milliard d'euros. On verra aussi le tract en pièce jointe, avec un dessin humoristique, du PCF de l’Aigle.
 
* Le plan de sauvegarde de Sarkozy est mauvais comme tout ce qu'il fait pour le peuple : jumeler les hôpitaux : comme il ne peut mettre les hôpitaux sur roulette, ils vont casser des services différents dans une même région, et tant pis si les femmes meurent en couche sur la route, (le P.S. Portugais a mis ce système en place il y a quelques années et des femmes meurent en couche tous les jours pendant leur transport à l’hôpital, mais çà fait parti du calcul) et tant pis si les retraités qui restent beaucoup plus longtemps que les autres en hôpital ne voient personne pendant leur séjour car envoyés à des dizaines ou des centaines de kilomètres de leurs proches ! ! ! etc... C’est ce que Roselyne Bachelot appelle sauver les petits hôpitaux. Si elle décide de les casser que pourra-t-elle inventer de pire ?
Voir sur sa politique : http://www.humanite.fr/2008-05-28_Politique_La-reforme-hospitaliere-selon-Bachelot 
** 2 axes de bataille (A & B) : Si vous avez d’autres idées n’hésitez pas à les partagées.
A - d’une part, la bataille immédiate, pour empêcher les fermetures, voir les exemples de Lézignan et de Carhaix ci-dessous.
  A1 Aux urnes pour les urgences. Les urgences de Lézignan plébiscitées
  A2 Hôpital de Carhaix
  a) Hôpital de Carhaix commence son insurrection Article paru le 28 mai 2008 (extraits)
  b) Hôpital de Carhaix : une manifestation paralyse le centre de Quimper
  c) Hôpital de Carhaix: le canon "tire" sur les forces de l'ordre
  d) Carhaix marque un point pour son hôpital ; le 9 juin 2008
B - d’autre part, la bataille a long terme : avoir le personnel qualifié et en nombre suffisant et convenablement rémunéré

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A - d’une part, la bataille immédiate, pour empêcher les fermetures, voir les exemples de Lézignan et de Carhaix ci-dessous.
 
A1 Aux urnes pour les urgences. Les urgences de Lézignan plébiscitées
La population des Corbières et du Minervois le dit clairement : elle veut la réouverture des urgences de l’hôpital de Lézignan. Au cours du référendum d’initiative locale, le « oui » a recueilli 98,86 % des suffrages. 18 995 électeurs ont participé à cette consultation populaire. Soit un taux de participation de 59,65 %. Le référendum, organisé dans 96 communes, a montré l’attachement de la population à ce service public de proximité, que l’agence régionale de l’hospitalisation (ARH) a pourtant fermé le 7 janvier dernier. Après ce référendum, les élus locaux espèrent être enfin reçus par le directeur de l’ARH. Les urgences de Lézignan pourraient être remises en service dans le cadre d’une coopération avec l’hôpital de Narbonne.
http://www.humanite.fr/2008-06-03_Politique_Dans-l-actualite
http://www.humanite.fr/2008-05-27_Politique_Aux-urnes-pour-les-urgences
 
A2 Hôpital de Carhaix
a) Hôpital de Carhaix commence son insurrection Article paru le 28 mai 2008 (extraits)
Santé . La décision est tombée lundi : la maternité et la chirurgie de l’hôpital de Carhaix (Finistère) fermeront le 6 juin prochain. Usagers et élus ne l’entendent pas ainsi.
Une traînée de poudre.
La nouvelle s’est répandue comme une traînée de poudre. Mobilisés depuis plusieurs mois contre cette restructuration, les défenseurs de l’établissement ont immédiatement réagi. À 18 heures, quelque 3 000 personnes - élus, usagers, professionnels de santé - se sont rassemblées devant l’hôpital pour une manifestation spontanée. Face à la pression, le directeur de l’établissement est venu en personne annoncer la triste nouvelle, justifiant cette décision par la « démographie médicale ».
Source et suite : http://www.humanite.fr/2008-05-28_Politique_L-hopital-de-Carhaix-commence-son-insurrection
 
b) Hôpital de Carhaix : une manifestation paralyse le centre de Quimper
Le comité de défense a également déposé auprès du tribunal administratif de Rennes un référé contre la décision de l’Agence régionale d’hopitalisation (ARH) de fermer les services maternité et chirurgie à Carhaix. L’audience est prévue pour le 25 juin.
Depuis plusieurs semaines, les défenseurs de l’hôpital multiplient quasi-quotidiennement les manifestations pour éviter cette fermeture, qui sera effective vendredi selon une décision confirmée le 26 mai par l’ARH.
Source et suite : http://www.humanite.fr/FLASH-Hopital-de-Carhaix-une-manifestation-paralyse-le-centre-de-Quimper
 
c) Hôpital de Carhaix: le canon "tire" sur les forces de l'ordre
Ils l'avaient promis, ils l'ont fait. Le comité de défense de l'hôpital de Carhaix a amené avec lui un canon factice. En mettant des pétards dans le fût, l'illusion est parfaite. Le canon "tire" en direction des forces de l'ordre, placées en protection de la préfecture.
Source et suite : http://www.ouest-france.fr/Hopital-de-Carhaix-le-canon-tire-sur-les-forces-de-l-ordre/re/ofdernmin/_-647152--BKN----_actu.html
 
d) Carhaix marque un point pour son hôpital ; le 9 juin 2008
Santé . La population contraint l’agence régionale d’hospitalisation au recul après des mois de lutte pour le maintien des services chirurgie et maternité.
Le maire, Christian Troadec (divers gauche), parle de « première reculade » et voit « une lueur d’espoir ». La porte-parole du comité de défense et de développement de l’hôpital de Carhaix (Finistère), Anne-Marie Lucas, évoque « une petite porte entrouverte », « à prendre avec beaucoup de précautions ». Après des mois d’une mobilisation qui est allée crescendo (…)
Source et suite : http://www.humanite.fr/2008-06-09_Politique_Carhaix-marque-un-point-pour-son-hopital
 
B - d’autre part, la bataille a long terme : avoir le personnel qualifié et en nombre suffisant et convenablement rémunéré :
Même si on gagne une bataille ici ou là, il faudrait tout changer pour gagner la guerre menée par le libéralisme contre les hôpitaux :
Si on laisse faire libéraux (ou les capitalistes pour nos anciens), on va avoir, par exemple, moitié moins de toubibs dans l'Orne d'ici 2020 ... Pas fou, les toubibs rarissimes qui viendront choisiront le privé avec honoraires libres => les libéraux gagneront sur 2 plans casse de la Sécu, casse des hôpitaux publics ! ! !
Pour s'y opposer, un moyen : supprimer le numerus clausus en médecine pour permettre à tous les étudiants qui ont eu la moyenne en fin de 1ère année et donc capables de devenir médecin, de l'être vraiment, et non maintenir ce système de numerus clausus qui vient du fait qu'il y a 37 ans, en 1971 on avait, selon Simone Veil – soit-disant - trop de médecins ! ! !
Le choix Sarkozyste - qui a de grands soutiens - de faire venir une immigration choisie de médecins de pays de l'Est ou du tiers monde est dément : le tiers monde a besoin de ses médecins, il ne faut pas piller ses riches pour combler les crapulerie des libéraux (le P.S. aurait pu faire sauter le numerus clausus) sans parler du coût écologique de faire venir des médecins pour travailler 48 h le week-end en France et autres aberrations.

jeudi 19 juin 2008

Référendum irlandais : une perle d'Alain Lamassoure ... confondante de naïveté

Le Monde - "C'est évidemment d'abord la faute des autorités irlandaises, qui ont eu de grandes difficultés à présenter ce texte. En particulier, le fait que le premier ministre lui-même et le commissaire irlandais aient avoué [honnêtement] naïvement n'avoir pas lu eux-mêmes le texte n'a pas encouragé les électeurs à l'approuver chaleureusement."

[ Déclaration d'Alain Lamassoure, eurodéputé (UMP), au sujet du résultat négatif constaté à l'issue du référendum organisé en Irlande pour la ratification du traité de Lisbonne ]

dimanche 15 juin 2008

Biocarburants ou agrocarburants : lequel de ces deux termes est le plus militant ...

Voici un mel adressé à Nathalie Fonterelle, responsable du service Environnement de France Inter, suite à son intervention au micro du médiateur de Radio France au sujet de sa préférence pour le mot "biocarurants" plutôt que "agrocarburants" . [ Le 26 juillet, aucune réponse de Nathalie Fonterelle ]

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vendredi 2 mai 2008

Carla Bruni escort girl de luxe d'après un AMG ...

Message d'un auditeur (modeste et génial) sur le répondeur de l'émission Là bas si j'y suis du 30 avril 2008

mercredi 30 avril 2008

Le jour où la police a tiré à balles réelles sur les émeutiers

Le Monde - Le 8 mai 2007, contre toutes les règles d'engagement des forces de l'ordre en banlieue, les policiers ont utilisé leur 357 Magnum contre des émeutiers à la Grande Borne, un quartier de Grigny (Essonne). Au moins 7 coups de feu, peut-être 9, ont été tirés en direction de jeunes qui lançaient des pierres et des cocktails Molotov. Un incident que les autorités judiciaires locales ont cherché à minimiser en limitant les investigations.

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lundi 7 avril 2008

Lu : "façonner, formater le peuple des citoyens a minima dès l'enfance et réserver l'enseignement aux élites"

commentaire de Jean Servais sur rue89 - Bernard Girard en dehors de l'aspect polémique de sa lettre ouverte nous permet d'entrevoir le projet gouvernemental qui consiste à façonner (formater?) les futurs citoyens en réservant aux élites, ainsi qu'ils se nomment et se considèrent, le choix par l'argent d'autres écoles pour leurs enfants, dans le privé ou à l'étranger comme ils le font déjà.

Certains, comme Laurent Wauquiez, se sont d'ailleurs servis de l'argument d'avoir mis leurs enfants dans des écoles privées, dans leurs campagnes électorales des municipales, sous-entendant par là la supériorité du privé sur le public. Il est vrai qu'un tel argument ne peut pas servir partout mais il était parfaitement pertinant dans la ville du Puy en Velay où il vient d'être élu maire.

Ce "formatage" des enfants est complété par la même tentative sur les adultes et consiste pour le moment à faire admettre aux citoyens qu'ils sont des "clients" du système éducatif et hospitalier.

La privatisation avance à grand pas et un coup d'arrêt devient urgent. Je dis bien un coup d'ARRET, et pas une petite manif sans lendemain.

Et pour finir je dirai que ces réformes "en douce" se font sous la couverture du bruit causé par les affaires qui occupent les médias, que ce soit les jeux olympiques épicées par le Tibet, l'affaire Ingrid Bétancourt, les tombes souillées, et autres dérivatifs soigneusement montés en épingle par nos dirigeants.

dimanche 30 mars 2008

Répartition de la richesse : moins 11% en 25 ans au détriment des salaires, soit 200 milliards accaparés par le capital en 2007

Et combien chaque année depuis 1982 de milliards qui enrichissent une minorité au détriment de l'intérêt collectif ? Que serait aujourd'hui les comptes déficitaires si le capital n'avait pas ainsi spolié la richesse du pays ?


Source



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dimanche 23 mars 2008

ÉVASION FISCALE • Une mobilisation internationale est indispensable

courrier international - [ desmotscratiquement transmis par Gilles ] Expert renommé des questions d’évasion fiscale et de blanchiment d’argent, le Britannique Richard Murphy a participé à la création du Tax Justice Network, une ONG active dans le monde entier qui rassemble des informations sur les paradis fiscaux.

DIE ZEIT Cela vous surprend-il que près d’un millier d’Allemands puissent être impliqués dans l’affaire du Liechtenstein ?
RICHARD MURPHY Non, cela ne me surprend guère. L’année dernière, en Grande-Bretagne, quelque 60 000 personnes ont fini par se dénoncer lors d’une campagne anti-évasion fiscale. Les experts ne se font aucune illusion. Les méthodes sont simplement devenues plus sophistiquées.

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vendredi 21 mars 2008

La richesse des 10% les plus riches au plus haut aux Etats-Unis depuis 1928

rue89 - Aux USA, les 10% les plus riches ont 48% des revenus (ce qui est le niveau le plus élevé jamais atteint aux Etats-Unis depuis… 1928) et les 10% les plus pauvres seulement 2%.

Les graphiques ci-dessous proviennent de ce document (2 pages en anglais).

richesse_to_ten_usa.JPG

repartition_de_la_richesse_entre_les_10__les_plus_riches.JPG

jeudi 20 mars 2008

Dans la famille des renégats je demande Pierre Bertinotti, du Parti socialiste de Metz

Le garçon, 55 ans, a fait fort. Leader depuis plusieurs années de l'opposition socialiste à l'indéboulonable maire de Metz, Jean-Marie Rausch, Pierre Bertinotti s'est lancé l'an dernier dans la course à l'investiture auprès des militants socialistes locaux. Las pour lui, c'est son concurrent Dominique Gros qui l'emporta d'une courte tête avec 225 voix (50,3%). Pierre Bertinotti n'en récoltant que 222 (49,7%).

En dépit des engagements pris publiquement à plusieurs reprises à soutenir la campagne du candidat vainqueur de la primaire, et bien le vaincu de 2007 a rejoint le camp de son adversaire de toujours, Jean-Marie Rausch, parti à la bataille à la tête d'une liste divers droite faute d'avoir l'investiture de l'UMP. Ce qui lui valu le plus logiquement du monde de perdre l'investiture du parti socialiste dans le cadre des éléctions cantonales. Avec en prime une bonne volée de bois vert de la part de ses ex amis militants.

L'indélicat n'a pas hésité à mener une double campagne agressive sur son site internet dont l'adresse [ http://www.metz-parti-socialiste.info ] ne pouvait manquer d'entretenir la confusion avec celui du PS local tout en se réclamant du soutien de celui qu'il avait combattu pendant si longtemps, le maire de droite ! Comment est-il possible de se comporter aussi médiocrement tout en étant un personnage publique sollicitant la confiance de ses concitoyens ?

Finalement, il y a une justesse quelque part car il a dû concéder une double déculottée, aux municipales et aux cantonales !!!

Voulez voir à quoi il ressemble notre spécimen ? Alors voyez cette vidéo.

mardi 18 mars 2008

La chasse aux chômeurs a-t-elle (re)commencé?

contrejournal - Début janvier, Nicolas Sarkozy réaffirmait sa volonté de pouvoir sanctionner les chômeurs qui refusent "deux offres d'emplois acceptables". Un projet qui fait sourire Pierre Concialdi, économiste et membre du collectif ACDC (les Autres Chiffres du Chômage). Pour lui, cette mesure s'inscrit dans une logique de pression exercée sur le demandeur d'emploi. Il parle même "d'intox".

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lundi 17 mars 2008

Scotland Yard veut ficher les enfants de 5 ans

amnisita.net - Scotland Yard veut constituer un fichier ADN des enfants dès la maternelle. Le projet ne vise pas tous les enfants britanniques… seulement ceux qui "démontrent des comportements anti-sociaux" ou qui sont considérés comme des sujets "à risque" sont concernés.

C'est Gary Pugh, l'expert en génétique de Scotland Yard qui a expliqué son projet à notre confrère britannique The Guardian. L'idée est simple: identifier au plus vite les criminels en puissance afin de garantir la sécurité nationale!

Mister Gary Pugh est conscient que sa proposition rencontrera l'opposition des parents et des enseignants, mais l'expert de Scotland Yard est convaincu de la "nécessité de trouver une solution pour résoudre le problème de la criminalité".

En fichant les enfants dès leurs 5 ans? Mister Gary Pugh: un inconditionnel du No Future!

Aux Etats-Unis, les agressions de SDF se multiplient

naronews - Warren Messner avait 15 ans quand il a agressé un sans-abri et l’a laissé pour mort. Aujourd’hui âgé de 18 ans, il purge une peine de vingt-deux ans de réclusion pour meurtre. “C’était un crime idiot, avoue-t-il. Je voudrais que cela ne soit jamais arrivé.”

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vendredi 14 mars 2008

Jean-Marc Sylvestre constate impuissant l'effondrement de la finance internationale et l'inéluctabilité des nationalisations !!

Face à la crise financière mondiale, alors qu'aucune des solutions essayées jusque là n'a permis de colmater les brèches pour où le bateau ivre prend l'eau, la seconde des solutions évoquées par Jean-Marc Sylvestre pour sauver les banques en difficultés consiste à ... à ... faire intervenir les Etats pour sauver les meubles : NA-TIO-NA-LI-SER les banques en faillite ! Telle est la solution à laquelle nous ne devrions pas couper nous les contribuables !!! Mêmes et y compris dans la mère patrie des libéralistes, les USA !

Extrait de la chronique - à lire et à écouter pour bien mesurer le changement de ton radical du chantre du laisser-faire. Un aveu d'impuissance qui vaut désavoeu massif de bien des chroniques qui vantaient les bienfaits des politiques libérales :

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