A voir le décalage constaté sur le terrain entre l'absence totale de soutien populaire pour le candidat de l'UMP et l'avalanche de sondages qui le donnent régulièrement victorieux, cette diffusion massive semblent être exploités comme une arme de dissuasion dans le cadre d'une guerre psychologique.

Objectif : frapper au moral les électeurs et ainsi contrarier la formation d'une dynamique populaire capable de passer du rejet éparse de la candidature Sarkozy au stade de la cristallisation autour de la candidate de gauche. Régulièrement confrontés à des chiffres défavorables, une partie des militants et autres sympatisans est susceptible d'être gagnée par la démobilisation, le doute. Et quand le doute s'instille dans les esprits, c'est la machine entière qui se grippe.

Par ailleurs, l'abus de sondages nuit gravement à la qualité du débat qui porte ainsi sur des épiphénomènes artificiellement construits au lieu de mettre sur la table les projets de société.