Les citoyens français anti-sarkozy, anti-libéraux et anti-conservateurs ont-ils d'autres choix que d'entrer en résistance... sur le terrain ?
Par P B le samedi 31 mars 2007, 14:38 - Lien permanent
[ Treize résistants de la Seconde Guerre mondiale nous ont tendu le flambeau le 8 mars 2004 en lançant un appel. ]
80 % des Français se fournissent en information politique auprès des seuls journaux télévisés. Aussi chacun d'entre-nous qui souhaite mettre en échec les méthodes du candidat Sarkozy pourrait se mobiliser sur le terrain, sur la place publique, au-delà de nos réseaux militants et internet qui ne touchent qu'une toute petite minorité de citoyens.
En allant à la rencontre des gens qui ne militent pas le soir après le boulot, pendant nos RTT, le week-end ou encore pendant les vacances, nous pourrions montrer ainsi comment Sarkozy, avec la complicité des médias, manipule l'opinion par le mensonge à large échelle et le recours à des procédés d'illusioniste, pour détourner l'attention de son projet très libéral économiquement, le chacun pour soi face aux puissances financières qui dirigent la planète, et néo-conservatuer socialement.
Il ne faut pas trop compter sur les médias pour mettre en perspective cette stratégie du déguisement à laquelle il recourt tel le loup se faisant passer pour un gentil agneau.
Tout est résumé dans l'épisode de la gare du Nord.
Des incidents qui relèvent du fait divers sont montés en épingle pendant les trois, quatre, cinq jours (peut-être plus) qui suivent à grand renfort de mensonges pour placer l'immigration, la délinquance, l'insécurité, le laxisme de la gauche (c'est la faute de la gauche) au coeur de la campagne. Et donc occulter tout le reste autrement dit l'essentiel !
Je pense que nous ne devons compter que sur nous-même pour créer une contre-dynamique qui remette au centre du débat les causes essentielles, de nature économique et financières, des problèmes auxquels nos sociétés sont confrontées.
Nous sommes citoyens et le sursaut passera par nous ou ne sera pas. Si nous laissons faire, gare à la gueule de bois. Si nous pensons que Nicolas Sarkozy est une menace, un cancer pour notre société, il nous appartient de nous engager, quelque soit le prix de notre engagement. Lui-même a l'habitude de dire "si vous n'êtes pas avec moi vous êtes contre moi"! Chacun peut contribuer individuellement de sa propre initiative à la résistance selon ses moyens pour recevoir ensuite le fruit de ses efforts avec la défaite de N. Sarkozy et de l'UMP en tant que promotteurs de méthodes dignes de l'administration Bush.
Par ailleurs, si nous souhaitons que le monde se transforme à l'avenir, nul doute que le processus de changement prendra du temps et qu'il aura besoin du soutien actif d'une bonne partie de la population... au-delà du bureau de vote !
Avons-nous d'autres choix que de revêtir la tenue et d'adopter l'état d'esprit du résistant pour un bail au long cours ? Ou alors nous devons nous préparer à être les victimes passives d'une descente dans l'enfer du libéralisme économique et de la réaction engagée sur une pente religieuse autour de la thématique du choc des civilisations.
Résistons individuellement ; l'outil collectif souhaité pour faire progresser nos desseins est en cours de gestation.
Le moment est venu de jeter nos forces dans la bataille et de créer une dynamique qui ne demande qu'à prendre. La période est très favorable et les circonstances l'exigent avec davantage d'acuité en raison de la proximité d'échances déterminantes pour les cinq à venir et probablement au-delà. A ce propos je rappelle ma propre expérience des ces deux derniers mois :
- Je distribue des tracts pour faire pièce aux mensonges de N. Sarkozy. J'appelle ça "un coup de pouce citoyen à l'information". Et après avoir discuté avec près de 800 personnes je constate que si une tendance se dégage, c'est une tendance anti-sarko comme il y avait une tendance favorable au NON au TCE en 2005.
- Je fais signer depuis deux semaines une pétition en faveur du maintien du vote papier. Là aussi les personnes sont réceptives aux arguments démocratiques : j'obtiens au moins six signatures pour dix contacts. A ce jour je compte 440 signatures. Il sufit (presque) de sortir dans la rue pour recueillir les signatures. A mesure que l'information passe dans les médias, le processus de persuasion est de plus en plus court.



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