La "France en action" présente 475 candidats aux législatives. Le député UMP, Georges Fenech, président de la commission d'enquête parlementaire sur les sectes, a expliqué jeudi que FEA "est l'émanation de plusieurs mouvements sectaires".

Sur quoi se base-t-il pour affirmer cela ? Sur la présence parmi ces 475 candidats de huit personnes qui auraient des attaches avec des mouvements classés parmi les sectes. 8 sur 475 !!! Est-il démontré que ces personnes ont commis des actes tombant sous le coup de la loi ? Bien sûr que non. Il n'est pas même question de suspicion de tels faits à leur encontre.
Par ailleurs ne peut-on en France fréquenter un groupe étiquetté secte et comme n'importe quel citoyen se présenter à une élection dès lors que les idées du mouvement pour lequel vous vous alignez sont proches des vôtres ?
Et un mouvement qui lance un appel à la population pour le représenter lors d'une élection doit-il être automatiquement soupçonné de rouler pour une/des sectes au motif que quelques-uns des citoyens qui ont fait suite à sa proposition entretiennent dans leur vie privée des contacts avec un groupe classé secte par la commission d'enquête parlementaire sur les sectes ? Que de discriminations en puissance derrière ce procès en "sectellerie" !


Mais le simple fait de dire qu'il sont proches de certains groupements pâtissant d'une "mauvaise" réputation suffit à jeter l'opprobe et le doute sur l'ensemble des gens investis dans ce mouvement et qui pour la plupart d'entre eux sont des gens au moins aussi honnêtes que leurs homologues des autres partis politiques. Je vous laisse imaginer le choc éprouvé par ces personnes de totale bonne foi et qui du jour au lendemain se voit mêlées à des affaires de secte. Bonjour l'effet auprès des proches !

Et pour finir, M. Fenech déplore la présence de ces partis qui ne viennent que pour ramasser de l'argent au profit de sectes. Pas le moindre commencement là encore d'un soupçon de relation entre FEA et des sectes qui en ponctionneraient les subsides trop généreusement accordés par l'Etat. Juste des allégations aucunement circonstanciées.

Autrement dit EN L'ÉTAT ACTUEL, le dossier qui est présenté à la presse est creux, vide.

Nous sommes là en présence d'une entreprise de démolition de la réputation d'une petite organisation politique qui semble faire de l'ombre à certains. Un procédé rodé, activé chaque fois qu'il faut couper les ailes aux impudents qui veulent se mêler d'un peu trop près des affaires publiques et avec un peu trop de succès auprès des électeurs.

But recherché : manipuler les citoyens par la peur ...