Le sénateur de l'Orne Alain Lambert tient blogue pour, comme il se doit, favoriser le débat et l'échange (d'idées, d'arguments).

Le 15 juin, il publie un billet intitulé "Dire la vérité par François Fillon". Extrait :

Dire la vérité est, selon lui, une exigence. Cela rappelle son livre : « La France peut supporter la vérité ».

Il y est essentiellement question de la TVA sociale.

Jeudi 21 juin je découvre sur le site de Rue89 ce qu'en disait le ministre de l'Economie N. Sarkozy en 2004 devant la commission des Finances du Sénat.

Je rédige un commentaire sur le blogue de l'élu ornais afin de verser cette pièce au débat. Une, puis deux puis trois tentatives se heurteront toutes à un refus de parution communément appelé "censure".

De toute évidence toute vérité n'est pas bonne à dire pour M. Lambert ; à tout le moins la supporte-t-il beaucoup moins bien que les Français censés eux supportés les conséquences de cette exigence de vérité dont il se fait précisément l'avocat : ironie du sort !

Je fais part de mon indignation. En vain. Le bras de la censure reste inflexible se retranchant derrière des arguments calamiteux :

"Il est exact que je n'entends, en aucune manière, servir de greffier à la personne qui se cache, depuis des lustres, sous le pseudonyme de Sarkomzy et qui ne cesse de vouloir insérer des liens vers des sites caricaturaux [en l'occurence Rue89 et les travaux de la commission des Finances du Sénat qu'il présida lui-même !] contre le Président de la République. Ce sites ont parfaitement le droit d'exister. J'ai aussi le droit de ne pas les promouvoir et je ne le ferai pas ! Je me moque totalement des petits procès permanents visant à démontrer que ce blog est un modèle de censure. Ceux qui viennent et reviennent jugeront eux-mêmes. Quant à Sarkomzy, nous attendons avec impatience l'adresse de son propre blog et je lui dis volontiers, et j'assume, qu'il n'est pas le bienvenu sur celui-ci."

Une attitude franchement désolante de la part d'un élu qui n'a de cesse de répéter qu'il faut avoir le courage de dire la vérité aux Français ! Et assumer les contradictions du président de la République, ce n'est pas dire la vérité aux Français ?