Aux Etats-Unis, les agressions de SDF se multiplient
Par P B le lundi 17 mars 2008, 16:27 - Lien permanent
naronews - Warren Messner avait 15 ans quand il a agressé un sans-abri et l’a laissé pour mort. Aujourd’hui âgé de 18 ans, il purge une peine de vingt-deux ans de réclusion pour meurtre. “C’était un crime idiot, avoue-t-il. Je voudrais que cela ne soit jamais arrivé.”
Warren Messner n’est pas un cas isolé. Dans tout le pays, on assiste à une explosion des violences contre les sans-abri. La plupart du temps, les agresseurs sont des adolescents. En Floride, le phénomène a atteint de telles proportions que la Coalition nationale pour les sans-abri a décidé d’ouvrir des bureaux d’information pour lutter contre ces violences.
C’est la première fois que l’organisation cible un Etat en particulier. En 2007, sur 142 agressions commises contre des SDF, 32 ont eu lieu en Floride, et au niveau national ces agressions ont augmenté de 65 % depuis 2005.
En 2006, un groupe d’adolescents de Fort Lauderdale a fait la une des médias nationaux suite à la diffusion d’une vidéo montrant l’un d’eux frappant un SDF avec une batte de base-ball et riant aux éclats. Les jeunes s’en étaient pris à trois sans-abri et vont être jugés pour la mort de l’un d’eux. Un an plus tard, à Daytona Beach, trois jeunes garçons, l’un âgé de 17 ans et les deux autres de 10 ans, ont également agressé un sans-abri. Selon la police, l’un des garçons de 10 ans a lâché un bloc de ciment sur la tête de l’homme.
“Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête d’un jeune garçon pour qu’il s’en prenne à un autre être humain ?” s’interroge Ron Book, du centre d’aide aux sans-logis du comté de Miami-Dade. “Ces comportements défient l’entendement.” Le centre s’est associé à des établissements scolaires locaux pour apprendre aux élèves à respecter les sans-abri.
Les défenseurs des sans-logis pointent du doigt une société de plus en plus méprisante à l’égard des SDF, au point de criminaliser les gens qui dorment dans les rues et font la manche. “Je pense que cette situation reflète un terrible manque de respect pour les sans-abri. Ils ne sont même plus considérés comme des êtres humains”, affirme Maria Foscarinis, du Centre national de lutte contre l’exclusion. Choquée par les clichés des deux garçons de 10 ans de Daytona Beach en uniformes de prisonnier, l’organisation a ouvert des points d’information dans trois villes de Floride.
Son objectif est d’éduquer les jeunes à travers des témoignages de sans-abri comme celui de George Siletti, qui a vécu vingt-cinq ans dans la rue. Agé aujourd’hui de 51 ans, il explique qu’il souffre de schizophrénie et de dépression. “On m’a jeté des bouteilles, on m’a craché dessus et on m’a insulté, raconte-t-il. Les gens s’en prennent aux plus faibles parce qu’ils savent que ceux-ci ne peuvent pas répondre.” Amy Green The New York Times
[ desmotscratiquement transmis par Gilles ]
C’est la première fois que l’organisation cible un Etat en particulier. En 2007, sur 142 agressions commises contre des SDF, 32 ont eu lieu en Floride, et au niveau national ces agressions ont augmenté de 65 % depuis 2005.
En 2006, un groupe d’adolescents de Fort Lauderdale a fait la une des médias nationaux suite à la diffusion d’une vidéo montrant l’un d’eux frappant un SDF avec une batte de base-ball et riant aux éclats. Les jeunes s’en étaient pris à trois sans-abri et vont être jugés pour la mort de l’un d’eux. Un an plus tard, à Daytona Beach, trois jeunes garçons, l’un âgé de 17 ans et les deux autres de 10 ans, ont également agressé un sans-abri. Selon la police, l’un des garçons de 10 ans a lâché un bloc de ciment sur la tête de l’homme.
“Qu’est-ce qui peut bien se passer dans la tête d’un jeune garçon pour qu’il s’en prenne à un autre être humain ?” s’interroge Ron Book, du centre d’aide aux sans-logis du comté de Miami-Dade. “Ces comportements défient l’entendement.” Le centre s’est associé à des établissements scolaires locaux pour apprendre aux élèves à respecter les sans-abri.
Les défenseurs des sans-logis pointent du doigt une société de plus en plus méprisante à l’égard des SDF, au point de criminaliser les gens qui dorment dans les rues et font la manche. “Je pense que cette situation reflète un terrible manque de respect pour les sans-abri. Ils ne sont même plus considérés comme des êtres humains”, affirme Maria Foscarinis, du Centre national de lutte contre l’exclusion. Choquée par les clichés des deux garçons de 10 ans de Daytona Beach en uniformes de prisonnier, l’organisation a ouvert des points d’information dans trois villes de Floride.
Son objectif est d’éduquer les jeunes à travers des témoignages de sans-abri comme celui de George Siletti, qui a vécu vingt-cinq ans dans la rue. Agé aujourd’hui de 51 ans, il explique qu’il souffre de schizophrénie et de dépression. “On m’a jeté des bouteilles, on m’a craché dessus et on m’a insulté, raconte-t-il. Les gens s’en prennent aux plus faibles parce qu’ils savent que ceux-ci ne peuvent pas répondre.” Amy Green The New York Times
[ desmotscratiquement transmis par Gilles ]



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